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 Nous avons maintenant 19 chalets répartis sur 240 Km 2, les hébergements sont en général isolés les uns des autres pour plus de tranquillité et de dépaysement. Votre arrivée se déroule à l’accueil au cœur du village de St-Michel-des-Saints, ensuite vous êtes prêt à quitter la route asphaltée pour débuter votre aventure. La plupart des chalets sont accessibles en voiture. Pour ceux qui ont des véhicules adaptés aux chemins forestiers, vous aurez accès à plus de lacs, de chalets et montagnes. Préparez-vous bien et apportez le nécessaire, car une fois en forêt vous ne pourrez acheter ce qui vous manquera.

  • à 170km de Montréal,
  • à 300km de Québec.

La Pourvoirie du Milieu est membre de la FPQ.

*** Si vous prévoyez arriver après 17h00 , S.V.P veuillez nous en aviser pour que nous puissions prendre des dispositions particulières pour votre accueil.***

Mot du président

     Après 5 saisons de travail pour la remise à niveau de notre pourvoirie, on peut enfin dire : mission accomplie.

       Il est difficile de faire la somme des chemins ré-ouverts, des chalets rénovés, neufs et déplacés, des portages dégagés, les inventaires des ensemencements, des frayères réalisées, mais laissez-moi faire part des réalisations dont nous sommes les plus fiers.

1-  La restauration des plans d’eau

La restauration des plans d’eau: 10 % des recettes globales de la pourvoirie est consacré à l’achat de poissons sous différentes formes : truites matures, alevins de dorés, truitelles, petits dorés, moulacs etc. Cela finit par faire une belle différence avec le territoire abandonné que nous avons trouvé. Voici quelques exemples : les lacs Pépin, Berthe, Zéro etc. Nous permettront des quotas de belles truites; les lacs à Luc 3, de l’Oeil, Louise qui nous donneront des émotions fortes avec leurs truites de 2 à 4 livres. Les lacs Goose et de l’Oeil encore nous ont donné un magnifique spectacle cet automne lors de la fraye : dans leurs eaux si limpides, des spécimens de 2 livres et plus menaient des rondes fébriles en balayant les fonds pour y déposer leurs œufs et leur semence. Ce spectacle m’a donné plus d’émotions que bien des journées de pêche !

      Certains lacs inaccessibles sont devenus accessibles même s’ils restent réservés aux sportifs. Je parle ici des lacs Kawasatsiwok, lac Annick, lac Diane qui sont la récompense de ceux qui savent marcher pour trouver un milieu préservé et des poissons sauvages.

      Une autre de nos fiertés est la réintroduction du doré dans certains lacs où il était présent à l’origine. Nous n’en parlons pas encore beaucoup, car les résultats ne sont pas spectaculaires encore, mais nous recommençons à prendre du doré dans le lac Murray notre plus grand lac. Depuis 4 ans nous y mettons des milliers d’alevins, et avec l’aide des nouveaux règlements, ce lac devrait redevenir le premier choix des amateurs de doré.

      Le lac Doride qui produisait une vingtaine de truites par an ! Des belles peut-être, mais rares a été repris en main ; empoisonné pour repartir à neuf, isolé par une chute créé par dynamitage, rééquipé avec de belles frayères et finalement réensemencé avec des truitelles indigènes. Ce sera certainement en 2015 la vedette de tous nos lacs.

      Il faudrait encore dire un mot de ces lacs ensemencés avec des truites matures, mais où elles se plaisent et font souche comme au Ducharme, au Punch et au Judy. Parler de ces lacs où la moulac se développe, au Marcil, au Goose, au malfait, au André et au Potasse.

      Il y a tant à découvrir sur notre pourvoirie : ce doit être bien frustrant d’y passer seulement deux jours !!

 2-  L’hébergement

      Il n’y avait pas un seul chalet dans lequel j’aurais emmené ma femme, pour une fin de semaine, sur la pourvoirie lors de la reprise en main.

      Aujourd’hui nous avons 19 chalets de 2 à 17 personnes, des douches, l’eau chaude, des quais, des chemins d’accès. Je n’élaborerai pas beaucoup sur le sujet, les photos parlent beaucoup mieux que les phrases. C’est un autre monde, cela reste rustique sinon sauvage, mais toujours accueillant.

       Bien sûr, nous sommes en pleine forêt, la lutte contre les rongeurs reste un souci constant, la décoration reste embryonnaire, le ménage n’est pas encore parfait : (il ne s’agit pas ici des chambres de chaque côté d’un couloir et l’électricité solaire ne permet pas l’usage d’un aspirateur), mais malgré tout, nous sommes en mesure d’offrir un confort acceptable pour les sportifs que nous attendons.

       L’année qui commence devrait voir la réfection du chalet des Sables. C’est avec une certaine tristesse que nous allons démanteler ce témoin des débuts du « Club » bâti dans les années 1930 en bois rond.

       Bien sûr, ses belles billes de bois patinées par les ans ont encore un certain charme et les photos qui en sont faites sont bien attirantes. Mais à l’usage on découvre que ses billes sont rongées par des petits vers ce qui produit une poudre de bois. Cela, en plus de décourager pour l’entretien nous laisse entrevoir la déchéance à court terme. De plus, cette construction ne permet pas l’isolation, ce chalet est impossible à chauffer en automne et les premières semaines de printemps.

       Le site étant particulièrement agréable, nous y reconstruirons à la même place, un chalet un peu plus grand, sur un seul étage toujours, car nous voulons le rendre accessible à une clientèle handicapée.

3-  L’accessibilité

       L’accessibilité reste toujours une préoccupation majeure pour une pourvoirie. C’est étrange en effet d’écouter les commentaires des clients sur l’état de nos chemins. Pour certains, nous avons un beau réseau de chemins, pour d’autres qui sont passés sur les même chemins, c’est l’horreur. On voit là que nous ne sommes pas encore bien loin de la ville ! C’est pourtant une charge importante pour une petite entreprise que l’entretien de ces chemins, nous n’avons pas de subside de l’état et nous ne pouvons réclamer de frais pour les visiteurs pour entretenir environ 150 km de chemin accessible pour tous ! Cette année, nous pensons dépenser 5000.00$ pour refaire environ 3 km de chemin par un entrepreneur. Cela en plus des semaines de tracteur avec gratte, faucheuse, pelle, etc. C’est bien d’avoir un grand territoire, mais c’est du travail !!!

     En conclusion, je voudrais vous faire part du plaisir que nous avons mon équipe et moi-même, à vous faire partager cet environnement que nous aimons et que nous voulons protéger.

       Je pense qu’il reste peu d’endroits au monde où l’on peut encore se sentir si proche de la nature, seul dans un chalet plutôt confortable, seul sur un lac, à l’abri de tout ce qui nous crée un environnement de stress. Le monde de la pourvoirie tel que nous le voyons mon équipe et moi-même c’est le contraire du tourisme de masse. C’est dans l’isolement, le rapprochement avec ses amis ou sa famille, c’est un retour aux sources de l’humanité au temps où l’homme était un prédateur naturel dans le cycle de la vie.

       Il est important pour nous que cela se perpétue, espérons que vous serez nombreux à nous suivre.

Merci

Bernard

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